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Nice, les raisons d’une candidature à l’Unesco

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La candidature de Nice au patrimoine mondial de l’Unesco tient autant à son rôle historique qu’à son urbanisme et à son site naturel, faisant d’elle une ville sans équivalent au monde.

Le gouvernement français a pris la décision de présenter, en janvier 2020, la candidature de « Nice, capitale du tourisme de Riviera », à l’inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. « Nice montre que le tourisme, phénomène majeur du monde contemporain, et dont les excès sont si souvent déplorés, peut aussi être propice à la création d’un patrimoine original, explique son maire, Christian Estrosi, à l’origine de cette candidature. C’est la raison pour laquelle j’ai la conviction que le patrimoine objet de la présente candidature est singulièrement porteur de valeurs d’ouverture au monde, de compréhension mutuelle, de tolérance et d’hospitalité conformes aux objectifs fondamentaux de l’UNESCO ».

Cette candidature sera examinée par le comité du patrimoine mondial de l’Unesco lors de sa session de juillet 2021. Sur un site exceptionnel, entre mer et montagne, s’est constitué à partir d’un noyau urbain préexistant une ville nouvelle et cosmopolite dont le développement a été, entre 1760 et 1960, déterminé par la fonction de villégiature. Le terme riviera est la forme italienne du latin ripa (rive, rivage) qui a désigné à partir du XVIIe siècle l’espace compris entre l’Apennin et la mer, le long du territoire de la République de Gênes et, très précisément, la bande côtière délimitée à l’est par le fleuve Magra (aux environs de la Spezia) et à l’ouest par le Var.

La Riviera, un concept né à Nice

A partir de la fin du XVIIIe siècle, Nice a été le premier site de cette côte, réputée jusque-là peu hospitalière et d’accès difficile, sur lequel s’est développée une activité de villégiature hivernale. C’est donc à Nice qu’ont été d’abord découverts les attraits de ce qui allait devenir la Riviera au sens touristique du terme : le pittoresque particulier des paysages résultant de la proximité de la montagne et de la mer, la douceur du climat hivernal, l’exotisme de la végétation et même, à un certain degré, la singularité des modes de vie des autochtones. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, d’autres stations de riviera seront aménagées sur la côte ligure (Riviera italienne), la côte dalmate (Riviera austro-hongroise, autour d’Opatija), en Crimée (Yalta) ou encore sur les lacs alpins. Le terme de Riviera désigne donc une forme d’organisation spatiale touristique particulière, qui a pris naissance à Nice et s’est répandue sur d’autres côtes, anticipant ce que seront les destinations touristiques privilégiées du XXe siècle, rendues accessibles par le développement des moyens de transport. Ce tourisme de riviera a donné naissance à Nice à une véritable ville à laquelle sera appliqué, au tournant des XIXe et XXe siècles, le titre de « capitale d’hiver ».

Un site unique par nature

L’amphithéâtre des monts et collines entourant la Baie des Anges, le grand paysage des montagnes à l’arrière-plan, la mer mais aussi le climat doux et ensoleillé, ont fait la fortune de Nice et sont encore son principal atout. Ces caractéristiques du site et du climat, appréciées à Nice dès le XVIIIe siècle, deviendront à la fin du XIXe siècle emblématiques du paysage de riviera.

  • L’urbanisme

Conçu dès la fin du XVIIIe siècle en extension du noyau urbain initial, et surtout avec une volonté affirmée d’embellissement, le tracé de la plaine centrale, devant réguler le développement urbain lié à l’essor de la villégiature, présente une trame étirée en éventail afin de mettre en valeur le site par de longues percées visuelles rectilignes entre mer et montagnes. A partir de 1831, le Consiglio d’Ornato (Conseil d’urbanisme) établit des règles visant à créer une ville harmonieuse, ornementée, agrémentée de promenades. Les promenades, le long des grands boulevards bordés d’hôtels ou de commerces, ou le long des rivages de la mer ou du fleuve, ont été conçues dès la fin du XVIIIe siècle, avec la promenade des Ponchettes, pour « attirer et fixer » les étrangers, par des aménagements répondant à leurs goûts à chaque époque (décors, belvédères, etc.). La plus emblématique de ces promenades est la Promenade des Anglais

  • La végétalisation

Le patrimoine végétal actuel de Nice date de l’embellissement voulu dès le début du XIXe siècle, qu’il soit exotique avec les palmiers qui bordent le rivage ou endogène comme les pinèdes qui coiffent les monts à l’est. Le paysage agricole et pastoral a été remplacé par un paysage arcadien, scénographié, agrémenté sur de nombreux axes, de marges de recul plantées et d’alignements d’arbres. La ville comporte en outre des squares et des parcs privés ou publics. Une centaine d’arbres remarquables de cette époque parsème encore l’espace urbain. La création en 2013 d’un immense jardin botanique sur la couverture du Paillon, s’inscrit dans la continuité de cet attribut.

 

Plus d’infos sur : Candidaturepatrimoinemondial.nice.fr

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Posté par Jeanette sur 9 février 2021
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